La voix trise de Carla Bruni me rend témoignage aux specters effrayants … et à mon âme timid et faible à ce moment.
Ce soir je me souviens encore d'un ami ancien, Neruda. Celui qui j’ai reconnu à Toulouse parmi les soirs éclatants et éphémèraux. Peut-être j’ai perdu ma tête car j’ai envie de lire Dostoevsky et Neruda au même temps mais c’est un hiver foncé et j’ai besoins .... quoi?...je ne sais rien . Mais j’ai décidé qu’il n’y aura plus de Dylan, plus de Rilke…plus de la silence qui ne rêve que à toi.
"Ici je t’aime.
Dans les obscures pins se démêle le vent.
La lune phosphorescente sur les eaux errantes
Des jours égaux passent en se poursuivant…
Ici je t’aime et l’horizon en vain t’occulte.
Je t’aime encore parmi ces choses froides.
Parfois mes baisers vont sur ces bateaux graves,
Qui vont par les mers vers où ils n’arrivent pas.
Dèjà je me vois oublié comme ces vieilles ancres.
Les quais sont plus tristes quand le soir jete les amarres.
Ma vie inutilement affamé se fatigue.
J’aime ce que je n’ai pas. Toi tu es si distante…
Les étoiles les plus grandes me regardent avec tes yeux
Et puisque je t’aime, les pins dans le vent
Veulent chanter ton nom avec leurs feuilles de fil de fer." (XVIII)
Thursday, January 04, 2007
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